la ReFeRe

Retour à la page principale

Album n°4 (la Tuyauterie, fin avril 2001)

La "zone intermédiaire" est désormais occupée par des installations compliquées, tarabiscotées, entassées...
Y a-t-il une logique ? Une grue est installée au centre de la zone (et de la photo ci-dessus), qui dessert le faisceau de voies inférieur, la voie moyenne (où des convois ne se privent pas de s'arrêter en pleine voie pour charger ou décharger tout ce qui passe à portée de l'engin), survole la voie du "tramway" et atteint plus ou moins acrobatiquement les constructions accrochées à la pente qui est au-dessus.
La place est comptée et les 3 ou 4 logements (très modestes) qui étaient là se sont vus surmontés d'un dépôt de canalisations (en concrete spécial) relié à l'usine qui les produit, la Tuyauterie générale.

Vu de plus près, le spectacle est ahurissant. Comment manipuler ces tuyaux sans les laisser (au moins de temps à autre) s'écraser sur un locataire sous-jacent (voir la dame en jaune et son vélo bleu), sur la voie du "tram" ou n'importe où ? Et le bruit ? Et la poussière ? Si on applaudit la prouesse technique que constitue cette sorte de quai arachnéen suspendu, si on comprend la nécessité industrielle de ces mouvements de tubes, on ne peut que déplorer l'enchevêtrement et l'imbrication des activités - au mépris du bien-être des travailleurs et des habitants - qui règne dans les emprises de la ReFeRe.

De gauche à droite, la fameuse grue, le quai aérien (surmonté d'une trémie pour l'approvisionnement en matériau brut - qui chemine par la grosse canalisation), la zone de stockage desservie par un wagonnet, la façade de la Tuyauterie générale.
Et pourquoi pas une usine à gaz et une tour de télé par dessus le tout ?

Les tubes sur leurs supports de manutention, ainsi qu'une benne à couvercle. Et, en arrière plan et en vert, une rembarde.
Papier à aquarelle 300 g lisse, carton "lavis" mince, peinture acrylique et tiges de cotons-tiges.

Vers l'album n°5, Retour à la page principale