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Album n°10 (la gare ou le souk ?)

Un train, des voyageurs : normal pour une gare urbaine. La loco est haute sur pattes, courte (une 020), à vapeur (vu qu'elle tricote des bielles), carossée comme une des vicinaux (vague ressemblance). Le  convoi est court et les gens qu'on voit (mal) attendent, non d'y monter, mais d'en descendre des fûts, des caisses, des sacs. Une brouette bleue est prête.

Pour les amateurs de brouettes, la brouette et pour ceux de locomotives rares, la machine "Ms", haut-le-pied. Les spécialistes auront remarqué que le mécanicien se tient le nez au vent et qu'il tend ostensiblement son boîtier portable (télécommande des fonctions de l'engin, réception des signaux, position GPS, feuille de route sur l'afficheur, alarme en cas de détournement, derniers ajouts au site Ptitrain et avis de service en ligne... le tout via Internet - on ne soulignera jamais assez cette parcelle de modernité), car ça capte mal, parfois.

Oui, ça fait penser à un souk en pied d'immeuble, avec des rails, des quais surchargés, des wagons (égarés ?), des travailleurs travaillant et d'autres assis, le pied d'un étonnant ascenseur, des matériaux, des boutiques ou des ateliers (?), des liquides, un triporteur et plein de gens (tous ou presque, on le voit à leur dégaine, sont des Praizères).

C'est bien un endroit pour partir ou arriver. A preuve cette automotrice. Elle part, elle arrive ? Les gens n'ont pas bougé.

Vu de l'hélicoptère du Service de Surveillance (des voies et abords seulement, en principe), ladite gare devant le pâté d'immeuble, au débouché d'un tunnel sous la montagne jaune (à droite) et en surplomb par rapport à un faisceau de voies au niveau inférieur (avec une allure de saut de mouton). Ça s'active à tous les étages, les Praizères sont des gens industrieux, courageux.

Décembre 2001

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