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Album n°20 (vers la fin du monde)

Dans les profondeurs superficielles de la ruche (ou fourmilière ou termitière, c'est selon les spécialistes), court un splendide (fraîchement posé) tuyau blanc, accroché à la paroi de la coursive supérieure de ce qu'on appelle l'au-delà (rappelons que c'est la face nord du réseau qui sert de coulisse à la face sud et réciproquement, plus ou moins).

Cette conduite (de quoi ?) passe par des vannes, des raccords, des coudes, des venturis et des constrictions et par une plate-forme de surveillance: c'est épouvantablement technique et je conseillerai au modéliste qui voudrait orner un long pan de mur d'un tel élément de se procurer des cotons-tige, des pailles à boire (articulées), de quoi faire des scoubidous, et de dénuder du fil électrique, du gros et du fin, pour en récupérer la gaine.

Un ouvrier (tuyautisticien ?) vous salue. Ici, l'amabilité, la douceur et la magnanimité sont de règle. A propos, si ce n'était pas le cas, le "journaliste" qui a pondu cet article que le webmestre a cru devoir repiquer tellement il était fier qu'on parle de son réseau dans presse internationale, aurait fini concretisé dans une pile de ferroviaduc. Il aurait aussi fallu qu'il eût pondu son truc avant de quitter les lieux pour qu'on l'attrapât. Bref, il ne reviendra jamais jamais. On peut tartiner des pages sur un parcours effectif de 84 cm à l'échelle, on peut proposer aux lecteurs de construire un ex-wagon devenu bar, comme une oeuvre de fiction, on ne dévoile pas l'existence de la Burette impunément ! Qui n'existe d'ailleurs pas. Sur aucune carte.

Bon... Voyons plutôt où nous sommes. La vue suivante (la même au grand angle) dévoile que, à l'approche du Kilomètre zéro, l'au-delà et le ci-devant se rejoignent, juste avant la fin (actuelle) du monde marquée par la tangeante distale à la Plaque Tournante, perpendiculaire à l'axe sagittal du réseau.

On voit que les bâtiments à gauche ont subi un glissement et qu'il a fallu les étayer (quelques élégantes "planches" de concrete et le tour fut joué) et qu'on est sur les arrières de l'Académie. Progressons.

Et dépassons cet endroit (cet envers plutôt) qui nous inspire le qualificatif de dépottoir mais qui peut être une collection raisonnée d'éléments à recycler (?). Trois experts sont au travail, tellement pris par leur tâche...

Nous voilà rendus à la Plaque, accès nord, en compagnie d'un tombereau de service (à deux essieux, une rareté ici, la trémie à bogies du fond est plus classique) et de deux ingénieurs qui ont l'air perplexes devant la capacité de ce genre d'engin de couplage entre la voie fixe et les voie tournantes de fonctionner proprement, c'est-à-dire de laisser passer les convois sans qu'ils déraillent systématiquement. "Ce n'est pas de l'horlogerie fine" dit le gros ; "Devraient inventer autre chose", rétorque le maigre - et il a bien raison.

En dessous, comme un peu partout ici, les bas-côtés de la voie sont valorisés par des micro-industries. C'est sale, sombre, exigu et dangereux mais la desserte ferroviaire est optimale.

[R]

A suivre...

décembre 2003

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