la ReFeRe

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Album n°24 (La Nuit)

La nuit, le personnel, petit (voire humble) et très plastique, ne bouge ni pied ni patte: il dort, car c'est le réglement ("La noye, le pékin pionce"). D'ailleurs, à la ReFeRe, les locos n'ont pas de phares, les fourgons pas de lanterne rouge, les quais pas de lampadaires, les ateliers pas d'éclairage, les habitations non plus et les habitants peuvent toujours essayer d'élever des vers luisants mais avec quoi les nourrir...(1) Quant aux photographes qui, munis de flashes puissants, ont chouté les lieux à des heures sombres, voire noires, ils n'ont ramené que de mauvais clichés d'un monde figé et ébloui - pas montrables.

Mais le Directeur-en-chef a octroyé il y a peu à tout son monde, sous un prétexte fallacieux(2), une nuit magique et a fait faire des tas de clichés, dont pas mal de bougés (hélico pas stable !). Eclairé par deux ballons captifs translucides renfermant une puissante source de photons (3), un vaste tronçon de la ReFeRe apparaît ainsi sous un nouveau jour de nuit. Le service de presse a fourni aussi les commentaires (en marron).

Un endroit bien pittoresque, à découvrir lentement, de gauche à droite.

D'abord la voie supérieure franchissant un petit bâtiment sur un audacieux pont en poutrelles de concrete.

En dessous, une voie presque noyée dessert un hangar de peinture depuis l'atelier principal.

Au centre, sur la voie de service au parcours assez heurté, patrouille un autorail de la Direction, remorquant un tombereau ancien.

En dessous et sur la partie droite, un faisceau très important avec voie de garage (où est déchargée une grue verte), une voie de manoeuvres avec un porte-panneaux garé au droit du souk aux parois de wagons d'occasion, et une voie de passage avec un long convoi de wagons très spéciaux, les fameuses (et inquiétantes) trémies à cabine.

La Gare, où notre élégant engin stationne au pied d'immeubles à l'architecture ante-postmoderne. La cabine de l'ascenseur (sous sa livrée corail) est un des nombreux véhicules du parc de la ReFeRe, un des très rares réseaux exploités en 3D.

Les gens attendent. Le quai est encombré de choses variées qui témoignent de la diversité des activités économiques boustées par la qualité du service offert par l'entreprise ferroviaire.

L'atelier spatieux et fonctionnel, le pont en imitation fonte, un grand immeuble perché au bout du monde, une parabole, des panneaux solaires d'un bleu électrique. La modernité surplombe quelques témoins attendrissants d'un passé où l'on jugeait élégant de recouvrir le concrete de fausses briques (en concrete mince).

Au premier plan, un hangar fatigué (les verrières sont pas mal avachies) abrite des peintres.

Cliché plongeant sur le portique de déchargement de la Tuyauterie.

La Grue, prévue pour des charges autrement lourdes, ne pliera pas avec les tubes en platine conditionnés par bottes de 24.

Un wagon neuf  (ou rechappé) pointe son frais museau hors de l'antre des sorciers de la sidéroremédiation.

Un gros marteau sans maître sur l'établi. Un qui n'a pas compris que cette nuit précisément, on bossait ! C'est enregistré.

En contre-plongée, cette fois, depuis une tranchée géologique, deux de ces trémies à cabine qui ne devraint plus terroriser autant les riverains quand ils auront compris que ce qui est transporté mérite d'être surveillé et gardé par des chimistes, des qui n'ont peur de rien.


Et ça là-dessous ? Bidonnage ! Cette accumulation invraissemblable - un montage  ? - ne représente aucun réseau réel, ou alors deux qu'on aurait mélangés ou rapprochés ou....

Décembre 2004


Notes infrapaginales

(1) On cliquera sur www.ptitrain.com/electronique/meccano/pages2002/555qr.htm#courrier puis on reviendra ici pour avoir la réponse : ce sont les larves qu'il faut nourrir, en leur fournissant de petits escargots et limaces qu'elles piquent, dont elles liquéfient l'intérieur qu'elles aspirent ensuite - le glo-ouaurmfoude commercial reste à inventer. (Vu)

(2) Maintenant, on a compris. C'était pour dorer la pilule de la délocalisation du Premier Module. Lequel se trouve désormais en Pays chartrain, aux bons soins des Modélistes du même nom. (Vu)

(3) On voit ça sur les chantiers mais ici, c'est en bien plus grand.   Au modéliste qui se demanderait comment réaliser de tels éclairages géants (la taille d'une montgolfière) au 1/87e, effectivement fort pratiques pour résoudre sans qu'ils se fussent posés les problèmes de micro-ampoules, de diodes, de courant HF, de fibre optique, de décor des intérieurs, etc., on suggérera de suspendre au-dessus de son réseau deux boules japonaises en papier avec dedans une ampoule basse consommation (éq. 100 W). Il aura ainsi cette lumière jaunâtre spéciale qui a même imprégné la page porteuse et qui fait penser à une ambiance africaine de vent de sable. (Vu)


A suivre...

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