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La ReFeRe de A à Z

Glossaire à l'usage des visiteurs désireux d'approfondir (et/ou de réviser) l'approche internautique de la ReFeRe.
Les entrées sont choisies soigneusement parmi les sujets spécifiques à ce réseau et parmi ceux qui sont discutés habituellement dans la littérature microferroviaire avec, parfois, des allusions aux échanges sur Ptitrain. L'ensemble est provisoire et incomplet.
L'importance et l'intérêt des articles sont très variables mais ils ont le mérite d'être rangés dans l'ordre alphabétique.

Le parcours des items de cette page ne dispense pas de la visite des Albums.

Activité, Adjuvant, Appareil de voie, Arbre, ASAF (Académie...), Attelages
Bâtiments
Caténaire, Concrete
Directeur-en-chef
Échelle, Engins moteurs, Époque
Matériel roulant, MoMo, Montagnes
Outils
Peinture
Rail
Signalisation
Traverses
Voie (étroite), Voie (ferrée), Voitures
Wagons


Activité
" La compagnie dénommée ReFeRe (Réseaux ferrés réunis) exercera l'activité de transporteur ferroviaire. Elle se dotera obligatoirement du nécessaire : voies ferrées et leur environnement, matériel roulant, alimentation en énergie, système de communication, personnel d'encadrement et personnel actif, règlement interne relatif au respect des dispositions stipulées par les notes de service, site Internet et adresse de courriel. […]." Extrait de l'Acte fondateur.
En fait, il semble bien que la ReFeRe - au moins dans sa partie exolorée et transcrite en modèle réduit jusque-là - transporte peu (juste les matériaux et les gens nécessaires à son fonctionnement) et s'active surtout à construire, réparer, modifier ses installations et son matériel roulant.

Adjuvant
Liquide ou poudre ajoutée à la matière active pour en améliorer les propriétés. Cette définition de style un peu phytosanitaire s'applique ici à ce qu'on met, en plus du ciment et de l'amiante, dans le concrete pour qu'il tienne dix mille ans, ne plie pas, casse peu, s'use lentement, pue modérément et ne s'imbibe pas de liquides divers tout en résistant aux moisissures et aux insectes concretivores. On sait qu'il s'agit d'une substance donnée par les Américains et les Européens, ravis de s'en débarrasser. Ceux qui ont avancé dans ce contexte le vocable de " farines animales " ne l'ont pas fait deux fois.
Au 1/87e, le carton est " dopé " pour qu'il se tienne bien et dure : il est toujours enduit d'une ou plusieurs couches de peinture acrylique.

Appareils de voie
Pas d'aiguillages triples ni d'enroulés.
Sur la maquette, le mouvement des lames est télécommandé mécaniquement à partir du bitonniau d'un inverseur double ou par un dispositif électro-magnétique (là où les tirettes ne parviennent pas), voire en digital pur (cf  l'album "Le poste d'aiguillage").

Arbre
Pas d'arbres, pas d'arbustes, car pas d'eau, trop de pollution, et les gens ont eu vraiment besoin de bois à une certaine époque.
A l'échelle du H0, ça veut dire pas de tresse de fil électrique dénudé et aux brins entortillés, pas d'enduit de gesso avec un peu de sciure, pas de peinture, et ça suffit si on est en hiver.

ASAF (Académie des sciences et des arts ferroviaires)
Grande école, fondée dès les premiers temps du chemin de fer, où un corps professoral a œuvré magistralement, génération après génération, à forger l'élite des agents des réseaux ferrés du pays. Au tout début, sous le nom de " Camp d'instruction accélérée de la main d'œuvre ferrovicole ", c'était un ensemble d'ateliers disparates, sales, bruyants… Aujourd'hui, l'Académie a récupéré des installations des réseaux dont la ReFeRe est issue et a su conserver ce cachet. D'autant que les titulaires des différentes chaires ont surtout occupé leur énergie à débattre de la question du sexe des attelages et à se battre pour obtenir des locaux et des emplacements en proportion de l'importance de leur discipline (mais est-ce exotique ou spécifique ?).
Bref, ce fut et ça reste la Khartésurgie prospective (construction de modèle réduits en carton) contre l'Anatomie comparée (des engins roulants), la Traction universelle (du cheval au nucléaire en passant par le "fioul") contre les Cyndiniques (science des risques), etc. (le programme figure sur le bulletin d'inscription - joindre l'attestation de 2 doctorats).
Quant à l'Unité [tu parles !] d'unification des unités et de normalisation des normes (U3N2), dite "Champignon et boudin", ses guerres internes l'on fait imploser mais des éclats frappent encore la Planète via Internet.

Attelage
Pièce mécanique qui réalise l'accouplement et le désaccouplement des engins roulants. Ici, l'attelage est central, gros et noir, à accouplement automatique, faisant à la fois fonction de tampon et de crochet, à l'allure amérloque.
Au 1/87e, sa transposition est facile : prenez l'attelage standard N (pas le Kadee), on s'y tromperait.

Bâtiments
Ils abritent les gens, les choses, les engins, les machins… Les styles architecturaux , dont la variété est peu mesurable, sont difficiles à analyser et à nommer. Évidemment, ils sont en concrete, ce qui nous fait échapper aux châlets en bois comme aux hangars en tôle rouillée. Mais la brique (rouge ou grise) n'est pas absente, certains murs étant revêtus d'un parement imitant ce matériau. Il y a des portes, des fenêtres, ce qui est rassurant. Jamais vu un volet. Les toits sont plats ou, plus rarement, inclinés, lorsque l'autorité à l'initiative de la construction du bâtiment a voulu s'assurer que personne ne viendrait coloniser l'endroit et y construire son petit bâtiment perché. Les immeubles ont l'allure universelle banlieue de Tiers-Monde, mais en plus compliqué, moins " délinqué " et sans les fils dans tous les sens. Avec des appendices particuliers : là un ascenseur externe, ici un péristyle, par dessus des panneaux solaires bleus, des compresseurs, des réservoirs…

Caténaire
Un des systèmes - avec le troisième rail latéral - inventés pour alimenter en continu les motrices électriques en courant. La ReFeRe a hésité beaucoup mais pas longtemps, à adopter la traction électrique, pour la beauté de la chose...

Concrete
D'un mot anglais qui signifie béton. L'omniprésence de ce matériau spécial est ce qui frappe l'Occidental qui débarque. C'est un matériau composite à hautes performances et usages multiples, constitué de fibres enrobées dans un liant, très voisin du fibrociment, où l'on n'a pas omis d'incorporer de l'amiante mais où l'ajout - en proportions secrètes - d'adjuvants indicibles garantit au concrete des qualités inouïes. La ReFeRe utilise le concrete pour le soubassement des voies, les structures et les parois du matériel roulant comme des bâtiments, les huisseries, les clôtures, les meubles, les murs de soutènement, les entrées et les voûtes de tunnel, etc. Sa production, son façonnage et son assemblage sont du ressort de la concreturgie qui s'apprend à l'ASAF.
Au 1/87e, le concrete est représenté par du carton (contre-collé, bois, gris…) ou du papier (à aquarelle, à dessin, bristol…), selon l'épaisseur, dont le travail ressortit à la karthèsurgie.

Directeur-en-chef
C'est moi.

Échelle

1/87

Engins moteurs  
À bogies, à 2 ou 3 essieux moteurs… tracteurs ou automoteurs, leur variété est limitée seulement par l'effectif. Tous fonctionnent officiellement à l'ester de colza produit à la ferme (mais qui a vu du colza et une ferme ici ?) ; les agents de la ReFeRe disent, entre eux, " fioul ". Le parc comporte :
- un switcher (BB, dirait-on en France) d'allure très américaine, à cabine fermée (et, dans une première version, mal foutue, du travail de débutant), qui vient de se faire rhabiller le poste de pilotage (très pro !)  sans s'être laissé débarbouiller le capot ;
- une locomotive (020) à chaudière, pistons et bielles, à cabine plus ou moins ouverte ;
- un automoteur (ou " autorail ") sur deux bogies, très bas de plafond ;
- une machine de  triage " C " à bielles, toute belle dans sa livrée neuve (les emprunts à la RATP sont flagrants !)..
Leur allure est un peu déroutante et, de fait, elles tiennent peu la route. Mais leur pilotage est sophistiqué : le conducteur les maîtrise d'un doigt avec une zapette reliée par radio via Internet aux servocommandes embarquées et au système global de gestion et de contrôle ambiant. Il n'y a pas plus moderne.
Ces locos sont des constructions intégrales (enfin, pour ce qui est de la superstructure, au moins en partie) sur des bases importées d'Extrême-Orient (respectivement switcher, diesel de ligne et vapeur 020 états-uniennes et une "C" allemande.

Époque
Délibérément actuelle. La ReFeRe a l'air d'un réseau ringard, usé, vieux, fatigué, obsolète, rustique, déchu, primaire… mais il faut y regarder de près. Certains aspects sont très modernes (Internet à toutes les sauces, l'énergie solaire partout, etc.).

Matériel roulant
Locomoteurs et locomotrices (à parité ?), wagons (de marchandises, à bestiaux, de service, etc.), voitures (de voyageurs)… sont en principe capables de rouler sur les rails, reliés par des attelages.
Et aussi, quelqu'humbles qu'ils soient, les poubelles (à 2 roues) et les petits chariots (à 4). Quant à la benne sans roues...

MoMo
Modélisme modeste. Proche par sa démarche du Mimo (modéliste misérabiliste) et, par son ambition, du Xe Art. Avec des affinités pour le Moco/Como (modélisme conceptuel). Modeste par les matériaux, l'outillage, la documentation et les techniques employés (volontairement) et par la place et le temps consacrés (là, c'est comme ça…), modeste aussi par la quantité d'euros consommée. De quoi, peut-on espérer, donner des idées à de futurs adeptes un peu effrayés par le Moma /Mamo (modélisme magistral ou majeur ou majuscule ou maximaliste…).

Montagnes
Le sous-sol en molasse marneuse a engendré des reliefs émoussés. Pas de parois rocheuses vertigineuses.
Les pentes poussiéreuses, quand elles ne sont pas recouvertes de quelque artéfact (en concrete, évidemment), sont figurées par des volumes structurés avec des couples en carton et rembourrés de boules de papier essuie-tout. Le tout est recouvert de plusieurs couches de bandelettes du même sopalin, bien enduites et imbibées de colle à bois, le tout saupoudré de sciure, poudre et granulés de pierre calcaire, râpure de carton.

Outils
Dans l'esprit du Momo, pas de découpeuse à laser pilotée par ordinateur (et pourtant...), pas d'aérographe (même remarque)...

Peinture
Le concrete brut est blanchâtre, grisâtre ou beigeasse. Il est très souvent, soit sali, soit peint (ce qui ne l'empêche pas d'être sali). Les " peintres " mettent un point d'honneur à préparer leurs mélanges à chaque usage (et ils font avec ce qu'on leur donne) et à oublier les proportions. D'où cette ambiance multicolore et terne à la fois.
En modèle réduit, le carton est peint selon la même démarche philosophique (voir page Considérations sur la peinture).

Rail
Toutes les voies sont équipées de rails (parallèles et équidistants) en métal jaune peu oxydable (du railium), sauf certains tronçons en fond de cour où les wagons roulent sur le bord de plaques de concrete espacées de 77,77 cm (solution économe mais pas durable).
En miniature, le rail choisi est strictement à l'échelle. Demandez , en N, du code 55 (de chez Peco) à votre détaillant, il comprendra. Il a ça en coupons de voie courbables.

Signalisation
Pas de signaux mécaniques ni lumineux ni sonores le long des voies de la ReFeRe. Ils ont été démontés et mis au rebut (on peut en chercher des traces) à l'avènement d'Internet par où passent toutes les communications entre les machinistes et le monde fixe.

Traverses
Sur les chemins de fer normaux : poutres régulièrement espacées supportant les rails et reposant sur le ballast. Ici, les traverses, disposées classiquement, sont en concrete noir moulé en forme de poutre en bois de chêne raviné par les intempéries (nostalgie…) et sont collées directement sur la plate-forme de voie (en concrete). Si la régularité de l'espacement est parfaite sur les lignes principales, la fantaisie la plus totale règne sur certains parcours…
On dirait qu'on a retiré des traverses.

Voie (étroite)
Le réseau de la ReFeRe est constitué de lignes et d'embranchements à vocation industrielle et minière à l'origine, établies en voie de 77,77 cm, quasiment la moitié d'un écartement " normal " mais rien d'un écartement standard. Ceci pour des raisons de coût et d'encombrement, d'une part, et par volonté d'originalité (ou d'isolationnisme), d'autre part.
Pour cet écartement unique au monde, il fallu produire du matériel roulant original et on verra donc circuler des engins moteurs et des wagons comme il n'en existe nulle part ailleurs.

Voie (ferrée)
Les rails, écartés de 77,77 cm (9 mm pile-poil au 1/87e) sont cramponnés sur des traverses. La voie repose sur un chemin de roulement en concrete, sur lequel les traverses sont collées. Les cailloux, morceaux, éclats et fragments de concrete, ainsi que la poussière s'accumulent entre les traverses, formant comme un ballast.
Comment le modéliste relève-t-il ce défi ? Le plus souvent, quant il colle la voie (colle à bois diluée à l'eau), il se dépêche de saupoudrer de la pierre calcaire concassée et tamisée, rajoutant quand il le faut de la sciure (de bois) et/ou de la poudre de ladite pierre ou encore de la râpure fine de carton. Pas avec une salière, avec un tube (taille gros crayon, creux et transparent) qui fait cuiller-répartisseuse.

Voitures

Wagons


Version provisoire
révision janvier 2003

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